Quelques instants après la déflagration, le promeneur se rapproche de l'endroit d'où sont partis les coups de feu tandis que le
véhicule aperçu plus tôt s'éloigne rapidement. La scène glace le sang du promeneur. Un chien de chasse gît, une corde sommairement passée autour du cou, attaché à une souche
d'arbre.
L'animal a visiblement été abattu d'une balle derrière la nuque.
Si étonné qu'il soit, le promeneur n'en a pas moins fait preuve de sens pratique : il parvient à photographier le véhicule qui
s'éloigne, mettant sa plaque en évidence, et le cadavre du chien. Puis il téléphone au refuge "Les Oubliés de Saint-Béart", sis à quelques kilomètres de là et au commissariat de Castelsarrasin
(82).
Les policiers viennent constater les faits, récupèrent une douille de calibre 12 typique des fusils de chasse et un plomb de 6,
fréquemment utilisé pour la chasse au faisan et au perdreau. Le cadavre du chien est transporté à la clinique vétérinaire de Moissac (82) où une autopsie est réalisée. Elle révèlera que la
balle qui a tué l'animal est bien de calibre 12. L'enquête est toujours en cours, conduite par les services de gendarmerie de Moissac, chargés de vérifier l'identité du conducteur de la voiture
et du propriétaire du fusil.
Michèle Fléta, secrétaire de l'association du refuge des Oubliés de Saint-Béart, contactée par la Fondation 30 Millions d'Amis, ne décolère pas : "Le tueur n'a laissé aucune chance à l'animal attaché à un tronc par 60 centimètres de corde. C'est malheureusement une scène qui tend à se répéter en cette période marquant la fin de la saison de chasse : on n'a plus besoin du chien et on n'hésite pas à s'en débarrasser d'un coup de fusil !".
Le promeneur témoin de la scène et le refuge ont d'ors et déjà portés plainte contre X, en attendant que l'enquête soit conclue.
Informée des faits, la Fondation 30 Millions d'Amis - qui apporte depuis de nombreuses années son aide au refuge Oubliés de
Saint-Béart - s'est associée aux plaignants en se constituant partie civile pour "destruction volontaire et actes de cruauté sur un animal domestique".
L'auteur des coups de feu encourt jusqu'à 30 000 euros d'amende, 2 ans de prison et une interdiction à vie de détenir un
animal.
Source : Fondation 30 Millions d'amis
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